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Édito : Demeter, pionnier des cleantechs en Europe : bon anniversaire !

Eh oui Demeter Partners a dix ans. Pour fêter ces dix ans, la moindre des choses était de vous proposer un nouveau site web et pour tous ceux qui ont soutenu notre aventure pendant cette décade, une soirée festive le 2 juillet à Paris.

2005, c’était l’époque ou l’industrie photovoltaïque allemande était en plein boom et ou son champion Qcells caracolait en bourse tandis que nous tentions d’expliquer à nos investisseurs français comment fonctionnait l’énergie solaire et surtout que ces marchés de l’environnement et des énergies renouvelables allaient connaitre des croissances très importantes.

Nous étions des pionniers et notre vision était la bonne mais la suite a été plus compliquée ! J’aime souvent rappeler la courbe du « hype » qui illustre bien ce qui est arrivé aux cleantechs : quatre années de forte croissance suivies de quatre années de crise puis depuis deux ans une remontée très significative sur de nouvelles bases, c’est-à-dire sur de nouveaux business modèles. C’est vrai que le bilan global, si on devait l’arrêter aujourd’hui, ne serait pas très glorieux : plusieurs équipes cleantech européennes de private equity ont disparu et les performances globales et l’indice cleantech des sociétés cotées a sous-performé par rapport aux indices généraux et aucun accord n’a pu être mis en place au niveau international pour réduire les émissions de CO².

Les causes sont multiples : échec européen du système de tarifs réglementés pour les ENR, fiasco du système européen de marché du carbone, complexité industrielle a valoriser jusqu’au bout les déchets pour recréer des matières premières.

Et pourtant on peut réellement parler de renaissance pour les cleantechs, ce terme ayant été mis en avant lors du dernier congrès cleantech-group européen en avril à …Florence !

Pourquoi renaissance :

Parce que les Etats, même naguère les plus réticents, commencent à bouger en préparation de la COP 21 et n’hésitent plus à se fixer de façon volontaire des engagements chiffrés. De même, un consensus est en train de se former pour faire revivre le marché du carbone sur des bases nouvelles et assainies.

Parce que les plus hautes autorités morales appellent aussi au sursaut de l’humanité : en témoigne l’encyclique « Laudato si » du pape François qui a surpris par la force de son message.

Parce que les grands groupes, même les plus cyniques ont intégré les principales valeurs du développement durable : économie des ressources, recyclabilité, éco-conception et ils le font parce que leurs clients, c’est-à-dire tout le monde, le demandent car ils sont conscients que le système actuel de gaspillage des ressources et de prolifération des pollutions les plus diverses va dans le mur.

C’est ainsi que la climate week (qui s’est conclue par les climate finance days au palais de l’UNESCO les 21 et 22 mai) a réuni la dernière semaine de mai à Paris plus de 1000 entreprises, dont évidemment Demeter, venues du monde entier à Paris pour témoigner de leur implication dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Parce que 2014 a été la première année où les nouvelles capacités électriques installées dans le monde issues des énergies renouvelables ont dépassé celles provenant des énergies fossiles.

Parce que de nouveaux modèles sont apparus : énergie renouvelable low cost compétitive sans subvention avec les énergies carbonées, autoconsommation et bientôt autonomie complète des habitats individuels (voir le succès immédiat de la batterie Powerwall de Tesla), économie du partage en particulier dans le domaine du transport.

Parce qu’enfin la démocratisation des smartphones, la chute du prix des communications et le développement des objets connectés permettent de démultiplier en nombre et en efficacité les solutions permettant dans tous les domaines de réduire les consommations énergétiques et plus généralement d’économiser les ressources naturelles : c’est ce que nous appelons pompeusement la convergence IT/Cleantech. Il est certain que, par comparaison avec Internet on n’a pas encore trouvé les Google, Apple ou Facebook des cleantechs. C’est un fait, mais on commence à voir certaines capitalisations boursières « cleantech » s’envoler : le solaire aux US, Tesla bien sûr et les stars du partage comme Blablacar qu’on hésite cependant à qualifier de pure cleantechs.

Chez Demeter, non seulement nous croyons  à cette « renaissance », mais nous sommes convaincus que cette fois-ci, elle est durable !

Alors longue vie à Demeter Partners et rendez-vous dans dix ans, même lieu même heure !