|


|

Think globally,
Act locally
Cette maxime
qu’aurait inventée René Dubos, agronome et biologiste, lors d’une
conférence sur l’environnement prononcée aux Nations Unis en
1972, et reprise depuis maintes fois dans des publicités,
s’applique parfaitement à la démarche du développement durable.
De quoi s’agit-il en effet sinon de gérer intelligemment les
ressources de la planète, c’est-à-dire de replacer chaque
décision dans le cadre global et complexe du cycle de
transformation de la matière. Retour en grâce des sciences de la
terre, indispensables pour comprendre les conséquences à long
terme de nos comportements humains.
Mais les concepts n’ayant jamais, que l’on sache, réussi à
nourrir ou chauffer l’humanité, il faut également agir
localement et tout de suite : le changement climatique n’attend
pas et le XXIème siècle sera le siècle de l’optimisation de
l’usage de toutes les matières premières.
La difficulté provient du fait que lorsqu’on touche au cycle de
transformation ou d’utilisation de la matière, les conséquences
en termes d’émission de CO2 ou d’épuisement des ressources ne
sont en général pas simples à calculer car certaines
conséquences peuvent être négatives mais largement compensées
par conséquences positives.
Les biocarburants sont un très bon exemple de cette
problématique difficile : on sait que suivant le changement
éventuel d’affectation des sols et le mode de culture (notamment
les quantités d’engrais azotés), le CO2 dégagé par la mise en
culture de plantes énergétiques peut dans certains cas être
supérieur à la quantité émise pour la même énergie produite
à partir de pétrole ou de gaz. Pour autant la conclusion ne nous
paraît pas devoir être d’arrêter ces productions mais simplement
de cultiver ces plantes de façon
durable1
.De même s’agissant des OGM, on ne peut réduire le débat à
quelques slogans politiques et la reprise d’une discussion plus
scientifique s’impose.
Mais qui donc peut avoir la sagesse et l’autorité morale
nécessaires pour replacer, de façon pédagogique, chaque action
dans une perspective « durable » ?
C’est évidemment le rôle des organisations internationales (ONU,
OCDE, CEE…), des pouvoirs publics nationaux, de la communauté
scientifique que l’on aurait plaisir à entendre davantage et des
associations et des médias qu’on serait heureux de voir adopter
une attitude plus réfléchie et un rôle plus pédagogique au lieu
de chercher souvent à exploiter négativement l’actualité
simplement pour affirmer leur présence.
Chez Demeter, nous nous intéressons beaucoup aux ressources
naturelles, à leur production, leur utilisation et leur
régénération. Nous sommes plus attirés par les procédés de
recyclage des métaux, de désalinisation de l’eau de mer, de
couches minces photovoltaïques que par les logiciels de
domotique ; c’est ce qui nous distingue de nos collègues
capital-risqueurs venus aux « cleantech » après les « IT ».
Nous sommes également attentifs aux procédés industriels qui
permettent de générer ces ressources et de les gérer de façon
durable.
Nous pensons qu’une entreprise, même de service, doit conserver
un minimum de maîtrise du process industriel pour pouvoir
adapter fréquemment et rapidement ses produits ou services aux
demandes de ses clients. Nous sommes également de ceux qui
essayent d’agir pour que la France, à l’instar de l’Allemagne ou
de l’Espagne, développe sur son territoire des industries de
fabrication d’équipements éoliens ou photovoltaïques.
Nous essayons de décliner notre vision industrielle finement,
segment par segment, niche par niche puis mettre en mouvement
les synergies entre les sociétés de notre portefeuille dont les
activités ont été choisies en fonction notamment de leurs
complémentarités.
Nous pensons que cette vision sera riche de succès industriels
et financiers futurs ; nous la partageons avec nos entrepreneurs
et les souscripteurs de Demeter 1 qui peuvent déjà mesurer les
résultats financiers et nous sommes heureux de pouvoir bientôt
la partager également avec plusieurs investisseurs
internationaux qui nous rejoignent dans Demeter 2 dont le «
closing » est prévu le 25 juillet.
Mais ceci est le début du deuxième chapitre de l’histoire que
nous vous raconterons bientôt.
Bon été!
Le 26 juin 2008
Olivier DUPONT
Président du Directoire
|
|
Demeter Partners
Société de capital
investissement basée
à Paris qui gère le fonds Demeter.
Demeter
Premier fonds
de capital investissement européen ayant une stratégie à la fois
capital développement et sectorielle environnement
et énergie doté de 105 M€
Domaines d’investissement
Les éco-industries
Traitement de
l’eau, de l’air, des déchets, dépollution de sites…
Les éco-énergies
Maîtrise de l’énergie,
énergies renouvelables…
La sécurité du cadre
de vie
Prévention des
risques industriels, naturels, sanitaires…
|
|