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Encore une rentrée sous la pluie !

En voyant la mine des gens dans le métro ce matin, je pestais contre ce changement climatique qui n’est même pas fichu de nous donner plus de soleil ! Et pourtant cela serait bien nécessaire pour nous redonner le moral dont nous aurons bien besoin pour affronter la difficile rentrée économique en France. J’ai donc décidé de changer de sujet et plutôt que de refaire la liste des thèmes importants à traiter cette année de vous parler d’un sujet plus amusant, en l’occurrence les objets connectés !

J’ai vu la nouvelle campagne de pub pour l’IPhone 5S, et elle fait la part belle aux objets connectés. Le 5S n’est plus ni un téléphone, ni un support aux applications … C’est une plateforme de mesure et d’analyse connectée au monde réel. En janvier dernier, Google avait déjà fait grand bruit dans le secteur en rachetant Nest 3.2 milliards de dollars pour se lancer dans cette course des objets connectés, dont certains parle déjà comme la 4e révolution industrielle après la machine à vapeur, l’électricité et l’informatique ! Tous les secteurs sont touchés par cette déferlante, du bien être avec les bracelets connectés qui commencent à se démocratiser, aux réseaux électriques intelligents, en passant par les loisirs, la maison, la santé, l’agriculture et même la ville pour contrôler l’éclairage ou le chauffage dans les immeubles en fonction de la météo et de l’occupation. Beaucoup sont des gadgets à durée de vie limitée et « jetables », qui pourraient avoir des conséquences néfastes sur l’environnement : d’abord à travers l’énorme consommation des data center nécessaire au stockage et au traitement des données, puis avec les problèmes de gestion des déchets électroniques. Mais d’autres peuvent vraiment apporter de réelles solutions durables, en minimisant les dépenses énergétiques des bâtiments et installations industrielles, en optimisant les transports pour émettre moins de CO2 et l’agriculture pour utiliser moins de pesticides, ou en améliorant la gestion des villes et des réseaux électriques. Et aujourd’hui, la France peut se targuer d’être bien engagée dans la course. Après avoir une nouvelle fois brillé au dernier CES de Las Vegas, l’univers français des objets connectés fait parler de lui en représentant la « French Touch » avec ces produits design et encrés dans l’usage. Les objets les plus « sexy » et un peu gadgets sont souvent ceux qui soulèvent le plus d’excitation, mais derrière eux, les grands noms du secteur comme les jeunes pousses vont bien au-delà. Parrot, avec ces drones de loisir et son récent investissement de 1.6M€ dans la société AirInov, voit le drone comme un outil d’aide à l’agriculture de précision permettant de cibler les zones à traiter. Netatmo avec son thermostat et sa station météo connectée voit les objets connectés comme une solution à la gestion de l’énergie et du bien être à la maison. Et de nombreuses Start Up se lancent aussi sur des domaines porteurs comme la gestion de la collecte des déchets ou l’optimisation des consommations électriques. Mais notre force tient aussi à la capacité à innover des  « fabricants de pelles et pioches » dans cette ruée vers l’or, avec notamment STMicroelectronics, qui présentait au CES un capteur de chaleur, qui, au contact du corps humain, permet de recharger une batterie, ou même des Start-Up comme I-Ten qui travaille sur les micros batteries qui alimenteront plus tard tous ces objets. Le  gouvernement, qui cherche désespérément des relais de croissance, croit aussi en cette révolution qui prend toute sa part dans ses « Plans pour la nouvelle France industrielle ». Outre un plan spécifique à la filière, de nombreux autres thèmes y sont liés : Services sans contact, Textiles techniques et intelligents, Hôpital numérique, dispositifs médicaux innovants, Réseaux électriques intelligents, Big data, Autonomie et puissance des batteries, Logiciels et systèmes embarqués, …   Mais au-delà de cette approche industrielle, le gros enjeu des objets connectés est très surement dans l’avalanche de données qu’ils vont produire sur nos modes de vies, et sur les plateformes (box ou smartphone) qui les recueilleront et les exploiterons. Et la guerre des hubs a déjà commencé, que ce soit dans la santé ou par exemple dans la maison, avec Apple qui travaille au développement de son Home Kit et Google avec son acquisition de Nest. Le rachat annoncé de SmartThings pour près de 200 millions de dollars devrait prochainement aussi faire rentrer Samsung dans la course. Chacun des grands groupes veut construire son écosystème, et des combats se livrent déjà sur les OS, dont récemment entre Samsung et Google à propos de l’arrivée de Tizen, la solution Linux maison développée en partenariat avec Intel, qui devrait permettre à Samsung de s’affranchir de Google. Après les craintes et les débats soulevés par les politiques de confidentialité sur le net, l’arrivée annoncée de plus de 80 milliards d’objets connectés d’ici 2020 peut légitimement inquiéter. Après nos centres d’intérêts, ce sont nos habitudes et nos indicateurs de santé et même nos idées que nous allons livrer à ces gigantesques bases de données dont on peut craindre qu’on ne puisse jamais vraiment contrôler leur utilisation. On peut aller jusqu’à imaginer que des utilisateurs mal intentionnés s’en emparent pour établir un régime inquisiteur et dictatorial. Un mélange de Big Brother de Georges Orwell et de goulags de Staline en quelque sorte ! La révolution des objets connectés avance donc, et elle est à l’image de notre civilisation : fourmillement de bonnes idées, nouveaux usages intéressants mais engouement médiatique, rapide et excessif suivi probablement d’une disgrâce passagère et enfin d’une phase de maturité dans laquelle seuls subsisteront les nouveaux produits qui apporteront un service réellement utile et durable. Chers collègues et amis capital risqueurs, bonne chance et attention à la bulle naissante !    Je vous parlerai dans un prochain édito des projets Demeter dans ce domaine et plus généralement de nos objectifs pour cette rentrée.  En attendant l’été indien, bonne rentrée à tous !...
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26-08-2014Demeter Partners se réjouit de son admission au pôle de compétitivité Advancity, Ville et Mobilité Durables.

18-07-2014Demeter Partners participe à une lévée de fonds de 2,5M€ dans NAWATechnologies

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03-07-2014Demeter Partners a accueilli l’économiste JH Lorenzi à l’occasion de l’Assemblée Générale des Fonds Demeter

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